La crise du coronavirus a eu un impact majeur sur le marché immobilier en France. Le confinement a contraint de nombreux établissements à fermer leur porte.

De plus, les différentes activités immobilières ont dû être stoppées. L’ensemble du secteur immobilier est aujourd’hui à l’arrêt. Ce confinement concerne les déménageurs, les notaires, les prospecteurs, les agences immobilières, les promoteurs… 

Pour certains experts, on peut s’attendre à une baisse des prix de l’immobilier dans les mois à venir. Outre l’impossibilité d’organiser des visites, les agents immobiliers sont aussi confrontés à une phase d’hésitation.

Pour les acheteurs, il peut s’agir de spéculations selon lesquelles les prix pourraient baisser pendant la pandémie de Covid-19. Les vendeurs, cependant, peuvent conserver leur bien dans l’espoir d’une crise financière entraînant une hausse des prix.

Retour sur la crise financière de 2008

Il y a 12 ans, une crise financière mondiale a frappé le monde. Alors que de nombreux marchés ont subi d’énormes pertes, l’immobilier français est resté stable.

Contrairement aux Etats-Unis, il n’y a pas eu d’incident immobilier majeur en 2008. 2009 a vu une brève baisse de 4 % des prix de l’immobilier. Cependant, une forte augmentation a suivi en 2010. Les deux années suivant ont vu un rebond accru avec une croissance de 35 %.

A titre de comparaison, mi-2009, le prix moyen d’un bien immobilier à Paris se situait autour de 6 000 euros/m². En 2012, il a atteint une moyenne de 8 450 euros/m², poursuivant la tendance à la hausse. A la fin de 2019, le prix moyen à Paris dépassait 10 210 euros/m², soit une augmentation de 28,3 % en 5 ans. 

Pourquoi le coronavirus est différent ?

La situation, bien que troublante, présente une différence majeure par rapport à la crise précédente de 2008. Cette fois, les émissions ne proviennent pas des banques elles-mêmes, mais plutôt d’une source externe non contrôlée. Cela signifie qu’il ne met pas en danger le centre nerveux de l’économie, à savoir les systèmes de paiement et de règlement des banques. 

Les experts financiers ont également suggéré que l’éventuelle reprise du marché serait stimulée par les faibles taux d’emprunt. Cela devrait accroître le pouvoir d’achat des consommateurs lorsque le coronavirus sera derrière nous. Les marchés qui perdent de la valeur peuvent aussi renforcer l’immobilier en tant que refuge sûr pour les investissements.  Il est difficile d’imaginer un effondrement des prix, mais plutôt un marché qui tournerait au ralenti.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *