La finance n’intéresse pas vraiment les Français. Au contraire, on s’en méfie et on fait tout pour ne pas s’impliquer. Cela s’explique notamment par le fait que les informations sur le sujet sont limitées. Les Français ne connaissent pas réellement le fonctionnement de l’économie et l’intérêt des investissements financiers à leur niveau.

Les Français craignent les investissements à long terme

L’épargne attire les Français. Toutefois, ces derniers se concentrent sur les plans d’épargne à court terme qui leur permettent de profiter d’une somme d’argent conséquente et notamment de percevoir les taux d’intérêt correspondants après un délai défini. Le constat est clair. Les placements financiers à long terme n’attirent pas les Français notamment à cause des risques de fluctuation et, donc,  l’absence de la garantie du capital.  Aussi, pour inciter les particuliers à investir sur des durées étendues, le gouvernement a toujours misé sur la défiscalisation.

A titre d’exemple, le Plan d’Epargne en Action a été créé pour favoriser les investissements en actions. Afin de motiver les Français à choisir le PEA plutôt qu’un autre type d’épargne, l’Etat a instauré une mesure d’allègement fiscal. Les dividendes issus du PEA sont notamment exonérés d’impôts sur le revenu, à condition que l’investisseur ne touche pas à l’argent placé pendant 5 ans. Le PEA a connu un faible attrait à ces débuts mais a fini par tomber complètement dans l’oubli.

L’éducation financière pour renforcer l’investissement à la bourse

Un investissement à la bourse sur le long terme présente, pourtant, de nombreux avantages pour un particulier, notamment en termes de rentabilité. Ce type de placement financier permet aussi d’éviter l’inflation et s’avère, de ce fait, plus avantageux que l’épargne classique. Cependant, il faut un minimum de connaissance sur le fonctionnement du système financier et notamment sur les marchés financiers et la bourse pour s’apercevoir du fort potentiel des investissements en actions pour le concerné mais également pour la croissance économique.

Les mesures de défiscalisation ne suffisent pas pour motiver les particuliers à réaliser des placements financiers sur une longue durée. Les épargnants doivent être informés sur le mécanisme de l’économie et des marchés financiers et formés sur les différentes techniques qui permettent de calculer les intérêts, d’évaluer les risques et d’estimer le rendement d’un investissement. L’éducation financière constitue le meilleur outil pour favoriser les investissements à la bourse. Cette solution a notamment été soulevée en 2016 au sommet du G20. La stratégie d’éducation financière élaborée sur des principes de base établis par l’OCDE a été validée par les grandes puissances mondiales. La situation économique de la Chine reflète concrètement les effets positifs de l’éducation financière. Les chinois sont initiés à la finance dès le plus jeune âge. L’éducation financière fait partie intégrante  du programme scolaire au collège. Ainsi, plus de 80 % des adultes vivant à Hong Kong maîtrisent la finance. Par ailleurs, les investissements à long terme représentent une grande part des placements financiers en Chine. L’OCDE a relevé les mêmes tendances en Australie et en République Tchèque, où les gouvernements accordent une réelle importance aux formations sur l’économie, le budget et la finance.

Le gouvernement français met, actuellement, en œuvre des mesures spécifiques pour favoriser l’enseignement de la finance, à savoir : l’ouverture de la plateforme en ligne Mesquestionsdargent.fr qui informent et guident les particuliers dans leurs décisions financières, le projet de lancement du passeport d’éducation financière pour les lycéens et l’ouverture du Musée de l’économie Citéco.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *