Le gouvernement français a lancé un plan, piloté par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Pour obtenir un effet de levier significatif, ce plan national d’intervention prévoit un partenariat renforcé avec les autorités locales.

Au niveau de l’intervention afin de traiter les copropriétés dégradées, près de 2,74 milliards d’euros seront déployés.

L’objectif par an est de financer environ 15 000 logements. Selon des chiffres récents, plus de 100 000 copropriétés se retrouvent confronter à des problèmes sociaux, techniques et financiers dans le pays.

D’ailleurs, certains bâtiments risquent même l’effondrement en raison de leur dégradation. Il est devenu crucial de revaloriser les copropriétés dégradées. Ce cadre national va permettre de réaffirmer le caractère prioritaire du traitement de ces biens en difficulté.

Les aides ont déjà commencé

Des milliers de foyers ont déjà reçu une aide d’Anah depuis 2014. Le traitement d’une copropriété ne se limite pas seulement aux travaux réalisés sur les parties communes et privées.

En effet, il concerne également la renégociation des revendications pour redresser la situation financière, la réduction des impayés, mais aussi la réduction des charges. Des projets de contrôle des copropriétés, permettant d’identifier les besoins de travaux potentiels ont aussi été déployés.

Le plan vise plusieurs projets afin d’enrayer la dégradation observée. Le nombre de copropriétés considérées comme fragiles est important en France. On compte environ 110 000 bâtiments se trouvant dans une situation de dégradation.

Ceci est assez critique, car cela représente une copropriété sur 6, équivaut à près d’un million de logements. La plupart des résidents de copropriétés n’ont plus les moyens couvrir leurs dépenses en réparation et en travaux d’entretien.

Plus de la moitié de ces copropriétés dégradées sont de très petites copropriétés composées de 11 logements maximum. Ils ont généralement des revenus modestes.

Des plans pluriannuels régionaux

Des plans au niveau régional ont déjà été déployés avant la stratégie nationale, qui a débuté en 2016. Les professionnels de la copropriété, les opérateurs et les élus locaux contribueront à la réussite de ce plan. Il a pour objectif de traiter plus de 56 000 logements, correspondant à 684 copropriétés.

Les élus locaux ont besoin de l’aide de l’Etat afin de traiter les problèmes liés à l’insécurité, au risque de péril et au mal-logement. Afin d’associer les collectivités, le plan cherche à mettre en place une nouvelle façon de faire les choses, en misant particulièrement sur la négociation des stratégies adaptées à chaque contexte, avec les élus locaux.

Les objectifs à atteindre

Différents plans d’action ont été élaborés afin d’atteindre les objectifs attendus. Ceux-ci comprennent en outre une meilleure compréhension du parc de copropriété afin d’éviter sa détérioration. Cela est possible grâce à des outils efficaces pour détecter les copropriétés fragiles.

Le traitement des logements figure aussi parmi les objectifs. L’expérimentation d’outils adaptés pour intervenir dans des copropriétés mixtes est aussi essentielle.

Et le plus important est sans aucun doute le recyclage de ces copropriétés dégradées. Ceci consiste à démolir l’ensemble ou une partie des copropriétés concernées et à bâtir une nouvelle construction.

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