La finance verte assure un lien entre le secteur financier, la protection de l’environnement et la croissance économique. Pour parler simplement, la finance verte fait référence à l’utilisation de produits et services financiers. Ceux-ci comprennent les prêts, les assurances, les actions, le capital-investissement et les obligations dans des projets verts.

La finance verte, qui s’est développée à pas de géant ces dernières années, assure le bien-être public et l’équité sociale. Elle réduit également les risques environnementaux et en améliorant l’intégrité écologique. Par exemple, l’intérêt mondial pour le financement de l’énergie verte augmente à un rythme rapide. En 2015, les investissements dans l’énergie verte ont atteint un chiffre record de 348,5 milliards de dollars. Cela souligne l’importance de la finance verte.

Potentiel et promesse

Différents éléments jouent un rôle essentiel dans l’accès à la finance verte. On note particulièrement le développement durable et la préservation des ressources naturelles. Au cours des dernières années, la finance verte a acquis une pertinence croissante. Cela est dû principalement à l’urgence de financer les efforts d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, et l’ampleur des projets de développement durable dans le monde.

Voici les origines de la finance verte en vidéo :

L’impulsion a été donnée par trois accords majeurs adoptés en 2015. L’Accord de Paris sur le changement climatique, un nouvel ensemble de 17 objectifs de développement durable (ODD) et le paquet « financement du développement ». La mise en œuvre de ces accords dépend fortement du financement et, conscient de son importance, les pays du G20 ont créé le Groupe d’étude sur la finance verte (GFSG) en février 2016, coprésidé par la Chine et le Royaume-Uni, le PNUE en faisant office de secrétariat.

Un investissement aussi massif est un gros handicap pour les pays en développement car ils devront faire face à un déficit d’investissement annuel de 2,5 milliards de dollars américains dans les projets d’infrastructure, d’énergie propre, d’eau, d’assainissement et d’agriculture. La finance verte devrait combler cette lacune en alignant les systèmes financiers sur les besoins de financement d’une économie durable ou à faible émission de carbone.

Coller avec le vert

Les obligations vertes constituent un moyen émergent de mobiliser des capitaux d’emprunt pour des projets verts. Les obligations vertes sont des titres à revenu fixe, des instruments financiers liquides dédiés exclusivement aux projets d’atténuation et d’adaptation au changement climatique et à d’autres activités respectueuses de l’environnement. Les principaux bénéficiaires des obligations vertes sont les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les transports propres, la gestion des forêts, la gestion de l’eau, l’utilisation durable des terres et d’autres projets à faible émission de carbone.

Un montant record de 41 milliards de dollars d’obligations vertes a été émis en 2015, qui devrait atteindre 80 milliards de dollars d’ici la fin de 2016. Notamment, la Banque mondiale a émis sa première obligation verte en 2008 et a depuis émis environ 8,5 milliards de dollars en obligations vertes dans 18 devises. En outre, la Société financière internationale a émis 3,7 milliards de dollars, dont deux ventes d’obligations vertes d’un milliard de dollars en 2013.

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