Le groupe Casino a annoncé, le 31 mars 2021, avoir mené avec succès une opération de refinancement de sa dette. Le montant total de cette opération atteint 1,525 milliard d’euros, dépassant ainsi les 1,225 milliard d’euros initialement visés. Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie globale de désendettement du groupe, qui s’accompagne d’un vaste de plan de cessions d’actifs non stratégiques et d’une stratégie axée sur le premium, l’urbain, proximité et le e-commerce

Les initiatives menées par le groupe Casino dans le cadre de sa stratégie de désendettement se poursuivent. Le distributeur stéphanois a lancé, le 22 mars 2021, une opération de refinancement lui permettant d’allonger la maturité de sa dette et d’en abaisser le coût.

Il espérait la mise en place d’un nouveau prêt à terme (Term Loan B) de maturité août 2025 d’un montant de 800 millions d’euros et le lancement potentiel d’un nouvel instrument de dette non-sécurisée de maturité avril 2027 d’une taille cible de 425 millions d’euros. 

Une opération réussie qui s’inscrit dans la stratégie de désendettement du groupe

Une semaine plus tard, le 31 mars 2021, le groupe Casino a annoncé le succès de cette opération de refinancement, qui dépassent les ses attentes, avec un montant total de 1,525 milliards d’euros atteints contre les 1,225 milliards espérés. 

Le groupe Casino précise que ces fonds levés serviront à rembourser intégralement le prêt à terme existant de 1,225 milliard d’euros de maturité janvier 2024. L’excédent de 300 millions d’euros permettra le refinancement futur de dettes. Avec ce refinancement, le distributeur français a étendu la maturité de sa dette de 3,1 à 3,7 années. Le règlement de l’opération devrait intervenir d’ici le 13 avril. 

Vaste plan de cessions d’actifs « non stratégiques »

En décembre dernier, le groupe Casino avait déjà procédé à une opération similaire à hauteur de 625 millions d’euros, également au-dessus du montant initialement attendu de 500 millions d’euros. Parallèlement à ces levées de fonds, l’entreprise dirigée par Jean-Charles Naouri s’est engagée dans un vaste plan de cessions d’actifs non stratégiques, qui répond aux choix stratégiques du groupe de se concentrer sur le premium, l’urbain et la proximité et, bien-sûr, le e-commerce.

Des choix stratégiques dont la validité se vérifient, puisque sur l’année 2020, le second semestre a été marqué par une progression de 3% du retail France, tandis que l’e-commerce alimentaire a enregistré une croissance de 67%. 

À ce jour, le montant total des cessions d’actifs s’élève à 2,8 milliards d’euros, le groupe Casino ayant finalisé la cession des magasins et de trois entrepôts Leader Price à Aldi, et sa filiale dans l’océan Indien Vindémia au groupe Bernard Hayot. Refinancement de la dette : pari réussi pour le groupe Casino

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