Si pour la finance traditionnelle la chute a été prévisible à cause du coronavirus, concernant celle intelligente la débâcle a été une grande surprise. Pour beaucoup d’opérateurs dans le domaine en effet, l’idée que le secteur se basait sur des technologies avancées réduirait fortement les chances d’un potentiel effondrement de l’activité. Désillusion totale et reprise difficile. 

Des impacts négatifs improbables 

Il fallait s’y attendre, le Covid-19 allait semer la panique au niveau de différents secteurs d’activités. Les actifs financiers qui se basent particulièrement sur l’économie ont été particulièrement touchés de façon brutale. Marché d’actions, crédits, matières premières… les répercussions de l’arrêt des divers affairements économiques ont été rapidement palpables. D’un côté, le domaine de la finance intelligente qui s’est présenté depuis toujours comme « un couple rendement/risque attractif » n’a pas non plus été épargné. Défini comme un ensemble de stratégies soigneusement mises en place à partir de techniques innovantes, selon les dires et les idées reçues, le domaine était en mesure de rester solide face à tous les risques potentiels. Des concepts répétés à maintes reprises tombés à l’eau en à peine quelques mois ! 

Les dispositions aussi innovantes et diversifiantes qu’elles soient n’ont pu tenir le coup face aux secousses provoquées par la crise de la pandémie du coronavirus. Les deux mois qui suivent l’annonce de l’arrêt des activités ont été la période de conséquences réellement néfastes pour la finance intelligente. En février, les impacts commençaient à se faire sentir, rendant le mois terrible. Cependant en mars, l’étau s’est encore davantage resserré et les données sont bien plus catastrophiques que beaucoup peuvent l’imaginer. 

Des grandes stratégies d’investissement au plus mal 

Peu importe sa renommée ou bien le degré de technicité, utilisé dans sa conception, toutes les stratégies d’investissements ont eu droit à des fustiges importantes. Même les plus prestigieux et ceux reconnus pour leurs garanties proposées contre vents et marées ont eu droit à de grandes douches froides. 

Les « hedge funds » qui sont sans l’ombre d’un doute les plus faramineux dans le domaine, ont même enregistré les performances les plus mauvaises depuis leur existence durant cette période de crise sanitaire. Parmi les plus grandes pertes en peut mentionner le plus grand d’entre eux, le Bridgewater. Sur l’ensemble du secteur, des hedge funds, les statistiques actuelles montrent que 3 fonds sur 4 ont été victime d’une chute vertigineuse. D’autres grandes stratégies qui avaient proposé des gestions inédites 2.0 à travers l’intelligence artificielle sont également passées par des mois difficiles. La plupart des fonds qui misent sur l’automate pour manager de manière plus rapide et plus adéquatement que les êtres humains ont également fait face à des crises importantes. 

 D’un côté, la finance sophistiquée, mais formatée par le public a aussi été touchée par cette inefficacité des nouvelles stratégies hors du commun. Les fonds ouverts aux épargnants qui leur promettent de bons rendements classiques, avec à la clé des risques fortement réduits, peu importe les circonstances, ont aussi connu 2 mois de promesses non tenues. 

La crise sanitaire de Covid-19 n’a donc épargné aucun domaine, même ceux qui s’octroient à dire qu’ils détiennent de la stratégie gagnante dans le secteur de la finance ! 

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